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Sommet des entreprises UE-Maroc Zapatero encourage les entrepreneurs à « donner de l’élan » aux relations entre l’UE et le Maroc
06-03-2010
José Luis Rodríguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol, lors de son intervention dans le cadre du Sommet des entreprises UE-Maroc se tenant à Grenade. EFE
Le sommet des entreprises UE-Maroc, qui précède celui qui réunira ce dimanche les dirigeants politiques, a conclu le samedi par un appel aux entreprises de la part de José Luis Rodríguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol, pour que celles-ci jouent un rôle « de premier plan » dans le développement de cette relation.
« Le rôle des gouvernements est de veiller à ce que le climat politique et diplomatique soit des plus favorables à l’enrichissement des relations. Mais c’est à vous, entreprises des deux rives de la Méditerranée, de donner de l’élan à ces relations », a déclaré J.L. Zapatero avant d’ajouter que les responsables politiques « sauront soutenir » cet effort.
Il avait rappelé au préalable que « ce premier Sommet des entreprises Union européenne-Maroc pour le partage des idées et des projets » se tenait la veille du premier sommet politique.
Ce sont, a-t-il-dit, « deux événements notables, deux rencontres singulières, qui confirment en soi l’état actuel des relations entre l’Europe et le royaume alaouite ».
« L’Espagne, a-t-il ajouté, se félicite d’avoir participé à leur organisation sous sa présidence, dans le meilleur cadre possible : ici, à Grenade ».
Outre les bienfaits pour l’Union européenne et le Maroc, M. Zapatero a signalé qu’avec « ce lien (…) nous donnons un bon exemple de coopération aux autres pays nord-africains ».
Il a ensuite parlé de la « profonde transformation » qu’a connue le Maroc au cours de ces dernières années et que reflètent « sa croissance, ses équilibres macroéconomiques et sa façon de miser sur la modernisation de l’économie et l’ouverture vers l’extérieur ».
Il a également insisté sur le fait que « ces progrès se sont produits parallèlement à l’accroissement de ses relations avec l’Union européenne ». « Par le biais de la politique européenne de voisinage, l’Europe a attribué 654 millions d’euros au gouvernement marocain dans la période 2007-2010 pour soutenir les réformes économiques entreprises ».
Nouvelles perspectives
Le « statut avancé » adopté en octobre 2008 permettra maintenant d’élargir les possibilités de cette association stratégique. Car « si dans les secteurs traditionnels, tels que le textile, l’agriculture, l’alimentation, la mine, les relations sont déjà étroites, la modernisation et le développement du Maroc ouvrent de nouvelles perspectives de collaboration, dans d’autres domaines ».
Parmi ceux-ci, M. Zapatero a nommé le secteur de l’énergie, dans lequel le Maroc a prévu d’importants investissements, en misant notamment sur les énergies renouvelables, celui des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information, et celui de la recherche et du développement.
Le président a déclaré être convaincu de ce que la « perspective actuelle est une perspective de reprise et de croissance » et que par conséquent « il faut envisager et programmer de nouveaux projets entrepreneuriaux. »
Il a conclu en soulignant que « en tant que chef du gouvernement espagnol, en tant que président en exercice de l’Union européenne, je suis convaincu des avantages de notre alliance… et du fait que ceux-ci vont bien au-delà des intérêts économiques et commerciaux ».
Outre J.L. Zapatero, sont également intervenus le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, qui a abondé dans son sens en invitant les entrepreneurs à dialoguer et à travailler en collaboration avec les pouvoirs publics, et le premier ministre marocain, Abbas El Fassi, qui a souligné que les « entreprises sont appelées à jouer un rôle capital dans la recherche de nouvelles voies de coopération dans ce moment crucial ».
Dans une déclaration, les entrepreneurs avaient au préalable demandé aux chefs d’État et de gouvernement se réunissant à Grenade des améliorations dans le transport, notamment maritime, l’intégration et le développement diversifié du marché énergétique et une plus grande disponibilité de la part des institutions financières.

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