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Réunion du Conseil des Affaires étrangères L'Union européenne enverra une force de gendarmerie en Haïti
25-01-2010
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos, et la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton. EFE
L'Union européenne a convenu d'envoyer une force de gendarmerie en Haïti pour aider à maintenir l'ordre après le séisme qui a ravagé le pays le 12 janvier dernier. Les ministres des Affaires étrangères réunis aujourd'hui à Bruxelles ont également convenu de créer une cellule de coordination pour échanger les informations sur les moyens civils et militaires qu'apportent actuellement les États membres. Cette cellule, appelée EUCO-Haïti, sera basée à Bruxelles et en Haïti.
La force de gendarmerie s'élèvera à 300 effectifs environ, la majorité provenant de pays dont la police est militarisée, et opérera sous le drapeau européen, comme l'a expliqué le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos. La décision répond à la demande présentée par l'ONU pour renforcer sa mission en Haïti (MINUSTAH). Certains de ces effectifs sont déjà en chemin.
La Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, a déclaré après la réunion – qu'elle a présidé – que l'UE tentera de définir un plan à court, moyen et long terme pour aider les autorités haïtiennes à reconstruire le pays et enverra pour ce faire une mission de reconnaissance.
Le commissaire européen au développement, Karel de Gucht, a signalé qu'il est urgent d'édifier des camps pour les centaines de milliers de déplacés internes causés par le tremblement de terre. Il a également affirmé que « l'État a pratiquement disparu », que la reconstruction du pays prendra des années et que l'aide de toute la communauté internationale sera nécessaire.
Au cours de la réunion d'aujourd'hui, les ministres ont également convenu d'établir une mission militaire pour contribuer à la formation de soldats somaliens, dans le cadre du soutien de l'UE à ses partenaires dans la zone, et pour stabiliser le pays. Cette mission sera développée en Ouganda et son lancement est prévu pour ce printemps. La mission sera menée à bien en étroite collaboration avec l'Union africaine, les Nations Unies et les États-Unis, ainsi qu'avec l'Ouganda et le gouvernement de transition de Somalie.
L'UE a également réitéré son soutien au gouvernement du Yémen deux jours avant la tenue d'une réunion de haut niveau à Londres. Les ministres ont réaffirmé leur engagement pour une approche globale comprenant les aspects de sécurité, de lutte anti-terroriste, de dialogue politique, d'aide économique et humanitaire.
Le Conseil des relations extérieures a également convenu d'élargir les tâches de la mission militaire de l'UE en Bosnie-Herzégovine en vue de former les forces de sécurité du pays. Les ministres ont considéré que la réforme du domaine de la sécurité « est une partie importante de l'ensemble du processus de réformes » en Bosnie et que la participation de l'UE dans les tâches d'entraînement « pourrait contribuer à renforcer la capacité locale ». Parallèlement, l'opération Althea, qui compte 2 500 effectifs, poursuivra sa tâche afin de garantir le maintien de la sécurité dans le pays des Balkans, conformément à la résolution 1895 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les ministres ont enfin convenu de rétablir la coopération pour le développement avec la Mauritanie, qui avait été suspendue après le coup d'État en août dernier. Après les élections et la désignation de Mohamed Ould Abdel Aziz comme président, l'UE considère que le pays est revenu à l'ordre constitutionnel.

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