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Il est urgent de fournir un refuge avant la saison des pluies L'UE, l'ONU et les USA s'engagent à améliorer leur coordination en Haïti

18-02-2010

EFE

Les trois principaux acteurs de la reconstruction d'Haïti suite au tremblement de terre, l'ONU, l'UE et les USA, se sont engagés à améliorer leur coordination pour une répartition des tâches plus efficace, après avoir assisté en tant qu'invités à une réunion informelle des ministres européens du Développement à la Granja de San Ildefonso (province de Ségovie).

 
Le plus urgent en ce moment est l'envoi de latrines, de tentes et de planches en plastique pour que plus d'un million d'Haïtiens ne soient pas à la merci des intempéries lors de l'imminente saison des pluies et d'ouragans, a rappelé le responsable de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet.

 
« Les pluies sont déjà en train d'arriver, je ne pense pas que nous puissions protéger toutes ces personnes dans le temps requis », a dit M. Mulet, pour qui la communauté internationale doit se faire à l'idée qu'Haïti aura besoin d'une aide humanitaire pendant « très longtemps ».

 
À plus long terme, afin de renforcer l'État haïtien, il sera fondamental de les aider à entreprendre des tâches aussi basiques qu'établir un cadastre ou un registre d'état civil.

 
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Ángel Moratinos, a insisté sur le fait qu'au sein de l'Union européenne, la tragédie d'Haïti sera le « cas modèle » d'une nouvelle manière de travailler plus efficace.

 
Les commissaires au développement et à l'aide humanitaire de la Commission européenne, Andris Piebalgs et Kristalina Georgieva, respectivement, et l'administrateur de l'aide humanitaire du gouvernement des États-Unis, Rajiv Shah, se sont également montrés convaincus qu'une meilleure coordination de l'aide entre les différents pays est nécessaire.

Le responsable nord-américain de l'aide humanitaire, Rajiv Shah, a affirmé que l'engagement des USA en Haïti se veut « ferme et à long terme » et a garanti que le gouvernement de Barack Obama a pour priorité d'améliorer le travail en commun avec ses partenaires.

 
Selon M. Moratinos, la présence de M. Shah a constitué une preuve de la nouvelle étape de renforcement des relations transatlantiques dans le domaine de la coopération au développement, après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.

 
Le représentant de l'ONU a également profité de sa présence à La Granja pour inviter publiquement la communauté internationale à faire un « examen de conscience » sur ce qui a été jusque-là réalisé dans l'île, car selon lui et « pour être honnêtes, il y a peu de motifs de se sentir fiers ».

 
« Au cours des dernières décennies, la communauté internationale n'a pas aidé à renforcer l'État. C'est le moment de changer cette attitude », a-t-il dit.
Pour M. Mulet, le moment est aussi arrivé pour les Haïtiens « d'assumer leurs responsabilité, parce que nous ne sommes pas ici pour supplanter à quiconque, mais pour soutenir les autorités et le peuple haïtien ».

 
Un autre des objectifs de la réunion de La Granja, présidée par la secrétaire d'État à la Coopération internationale, Soraya Rodríguez, a été la préparation de la réunion sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui se tiendra au mois de septembre prochain à New York.

 
Le commissaire M. Piebalgs a assuré que l'UE est « engagée » envers l'atteinte de cet objectif et a confié qu'elle sera capable d'y parvenir.
En 2000, l'ONU s'est lancée le défi de parvenir à un ensemble d'objectifs avant 2015, comme par exemple l'éradication de la faim dans le monde et de la pauvreté extrême, la progression vers l'éducation universelle et l'égalité entre les femmes et les hommes, ou encore la réduction de la mortalité infantile.

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