M. López Garrido présente les attentes des prochains Conseils La Présidence espagnole espère que le Conseil établira les lignes d'une politique économique coordonnée en mars prochain
16-02-2010
Le secrétaire d'État espagnol à l'Union européenne, Diego López Garrido. EFE
Le secrétaire d'État espagnol pour l'Union européenne, Diego López Garrido, se félicite que le Conseil informel extraordinaire du 11 février ait permis de « consolider » l'idée selon laquelle il est nécessaire « d'aller au-delà d'une simple union monétaire et d'avancer vers une union économique », et espère que les premiers pas dans cette direction seront franchis lors de la réunion des chefs d'État et de gouvernement qui aura lieu au mois de mars.
Selon la déclaration de M. López Garrido, lors d'un briefing ce mardi à Madrid, la Présidence espagnole est satisfaite du fait que lors de la réunion du 11 « se soit consolidé le besoin de franchir un pas qualitatif » en matière de politiques économique, d'emploi et sociale, particulièrement dans la zone euro.
« La proposition de l'Espagne de s'acheminer vers une véritable coordination a été acceptée, un gouvernement économique a y compris été évoqué lors de l'une des interventions », a ajouté M. López Garrido.
Lors de cette réunion centrée sur la Stratégie 2020, « le cas de la Grèce a été évoqué », a indiqué le secrétaire d'État, et ceci a donné lieu à un engagement envers ce pays, qui est également « un engagement envers la stabilité de la zone euro ». « Aucun engagement aussi clair en faveur de la stabilité de la zone euro ne s'était jamais produit », a souligné M. López Garrido, qui a rappelé que la Grèce n'a demandé aucune aide, « mais si une aide s'avérait nécessaire, elle serait mise en œuvre ».
Le secrétaire d'État espagnol espère que lors du Conseil de mars « les lignes fondamentales de cette nouvelle politique économique coordonnée seront approuvées, et que les objectifs de base, qui devraient être au nombre de cinq maximum, seront fixés ».
« Un débat plus sectoriel » devrait ensuite avoir lieu d'ici le Conseil de Madrid en juin.
L'une des autres idées qui pourraient être mises en avant en matière économique consisterait à « utiliser des stimulations, certaines d'entre elles pouvant provenir de fonds structurels européens, en vue de créer des emplois de qualité ».
D'autre part, « nous souhaitons donner une grande dimension politique au Conseil du 22 mars », a ajouté M. López Garrido. « Le Conseil européen doit devenir un véritable leader politique, un gouvernement politique européen et ses réunions doivent être plus régulières », a-t-il encore ajouté.
« Nous pensons qu'il est nécessaire de nous acheminer vers un nouveau système de supervision financière... et nous souhaitons que soit débattu le thème du changement climatique », a-t-il poursuivi.
Concernant le changement climatique, « il y aura une initiative de la part de la Présidence espagnole afin de susciter le débat et de l'orienter de manière adéquate » en vue de la prochaine Conférence des Nations unies de Mexico.
Le secrétaire d'État a finalement indiqué que les négociations avec la Croatie en vue de son adhésion « revêtiront une grande importance durant la Présidence espagnole » et que cette dernière espère également poursuivre les négociations avec la Turquie.

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