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Réunion informelle des ministres de la Compétitivité Les ministres de l'Industrie sont d'accord sur le fait que la Commission européenne doit développer une stratégie commune sur la voiture électrique
09-02-2010
Le ministre espagnol de l'Industrie, Miguel Sebastián, lors de la conférence de presse finale. EFE
Les ministres de l'Industrie ont franchi aujourd'hui à Saint-Sébastien les premiers pas pour que le véhicule électrique devienne une réalité en Europe et se sont mis d'accord sur le fait que ce sont les institutions européennes, avec la Commission européenne à leur tête, qui doivent être à la tête d'une stratégie commune sur le véhicule électrique.
Le ministre espagnol de l'Industrie, Miguel Sebastián, a assuré, lors de la conférence de presse finale de la réunion informelle des ministres de la Compétitivité, que tous les pays membres ont souligné le fait que le véhicule électrique est une « grande opportunité » au niveau industriel, technologique, environnemental et énergétique, ce qui fait de cette initiative un symbole de ce qui est voulu pour l'Europe.
M. Sebastián a déclaré « nécessaire et indispensable » le dialogue entre les gouvernements et les institutions, et entre les secteurs impliqués, tels que les entreprises automobiles, énergétiques, technologiques et d'infrastructures, sans oublier les citoyens.
« Nous souhaitons bien faire dès le début », a dit M. Sebastián, qui a fait remarquer que suivre une stratégie commune « ne coûte rien », mais que, par contre, si elle n'est pas suivie, il sera coûteux pour l'industrie de changer ses infrastructures et adapter ses modèles à des paramètres communs.
Le ministre espagnol s'est montré « très satisfait » du débat ouvert au sujet du véhicule électrique et de l'entente entre tous les pays sur le fait que la Commission européenne doit préparer une stratégie européenne qui franchisse quelques-uns des obstacles auxquels l'implantation de cette voiture pourrait être confrontée.
Parmi ceux-ci se trouvent la variété des systèmes de rechargement entre les 92 modèles actuels présents sur le marché, la baisse du coût des batteries -qui coûtent entre 6 000 et 16 000 euros- ou la standardisation des mesures d'incitation.
Dans ce sens, le directeur général Entreprises et Industrie de la Commission européenne, Heinz Zourek, a souligné le fait que la commission est déjà en train de préparer des « instructions » pour la normalisation du véhicule électrique, que l'industrie « aura l'obligation de respecter ».
Une standardisation qui passe non seulement par la stimulation de la fabrication de composants essentiels, tels que la batterie ou l'implantation d'une « prise Péritel » qui permette à n'importe quel utilisateur de recharger la batterie de son véhicule dans n'importe quel pays de l'UE, mais aussi de mesures approuvées à la majorité par les pays membres visant à en inciter l'achat.
Parmi ces mesures de stimulation, M. Sebastián et M. Zourek ont cité quelques-unes des propositions faites par les pays lors des sessions de travail tels que des voies spéciales, de meilleures conditions de stationnement ou l'extension de l'impôt d'immatriculation.

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