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Cohésion sociale Lancement de l'Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale
21-01-2010
Photo de famille - Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. EFE
La présidence espagnole de l'Union européenne a exprimé aujourd'hui, lors du lancement de l'Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, sa volonté de protéger davantage les personnes exposées à un risque plus élevé d'exclusion : les personnes âgées, les personnes handicapées et la communauté Rom.
Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, dont le pays occupe actuellement la présidence tournantr de l'UE, a présenté les priorités dans ce domaine au cours de son intervention lors de l'ouverture à Madrid de la conférence d'inauguration de cette campagne, avec le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, et tous deux se sont mis d'accord sur le fait que la solidarité est l'essence du modèle social européen.
L'objectif de cette campagne, qui est lancée aujourd'hui, est de faire passer la lutte contre la pauvreté, qui touche presque 80 millions d'européens soit 16 pour cent de la population, au premier plan dans toute l'UE au cours de l'année qui vient juste de commencer.
Cette « année » 2010 est née du désir partagé au sein de l'UE de « dire non à la honte de la pauvreté » et de « refuser la fatalité de l'exclusion », a affirmé M. Barroso, qui a appelé à une mobilisation générale afin de réduire les taux actuels qu'il a qualifiés d'«intolérables».
La présidence espagnole souhaite permettre des progrès en matière d'« accords concrets » afin de garantir les droits des personnes atteintes d'un handicap sur le territoire européen, a indiqué M. Zapatero, en rappelant que se tiendra un conseil informel des ministres à Saragosse sur ce sujet. Il a également annoncé la tenue d'un sommet européen sur la population Rom.
Il a aussi indiqué le fait que la Commission européenne sera soutenue dans le développement de l'agenda social européen, pour fixer des objectifs spécifiques en matière d'actions d'insertion sociale et encourager depuis l'UE le développement de programmes d'insertion active qui combinent une aide pour les revenus minimums avec des liens avec le marché du travail.
Mais également pour améliorer les politiques actives de l'emploi et renforcer les programmes d'échange d'expériences nationales, a expliqué le président du gouvernement.
Outre une plus grande attention portée aux personnes âgées, aux personnes handicapées et aux Roms, la présidence espagnole tournante de l'UE plaide pour l'intensification des politiques d'égalité entre les sexes dans les 27 pays de l'UE, à cause du risque de pauvreté
et d'exclusion sociale accru qu'encourent les femmes.
M. Zapatero, tout comme le chef de l'exécutif communautaire, a évoqué le problème de la forte augmentation du chômage due à la crise économique.
Une crise dont « nous subiront les graves effets pendant un certain temps », a dit le président du gouvernement espagnol, alors que M. Barroso a insisté sur le besoin d'éviter «une reprise sans emploi ».
M. Zapatero a insisté sur le fait que l'augmentation du chômage oblige à faire un effort supplémentaire en matière de protection sociale, ce qui a été une des règles fixées par son gouvernement avant la crise, en rappelant les mesures adoptées en Espagne avant de passer en
revue les divers instruments mis en place au niveau européen.
Il a insisté sur le fait que l'objectif de retrouver une croissance économique durable, qui devra se concrétiser dans la stratégie « Europe 2020 », consiste à préserver la cohésion et le modèle social européen, qui sont « nos marques d'identité », et il a rappelé qu'hier, devant le Parlement européen, il a plaidé pour un « pacte social européen ».
Lors de l'ouverture de la conférence de lancement de l'Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, sont également intervenus la ministre espagnole de la Santé et de la politique sociale, Trinidad Jimenez, le président du groupe de réflexion sur l'avenir de l'UE, Felipe González, et le commissaire européen chargé des Affaires sociales, Vladimir Špidla, entre autres.
Environ 400 personnes, parmi lesquelles plusieurs ministres européens, secrétaires d'État, agents sociaux et personnes en situation de vulnérabilité, ont assisté à la conférence.

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